Visa Omra pour un enfant : à partir de quel âge, et quels papiers ?
Chaque enfant a son propre passeport et son propre visa, bébé compris. Mais le ministère saoudien indique un âge minimum de 5 ans pour délivrer un visa Omra ou un permis Omra — une règle décisive selon le circuit qui vous concerne.
· par l’équipe OmraVisa
En bref : oui, un enfant peut accompagner ses parents, et chaque enfant a besoin de son propre passeport et de son propre visa, quel que soit son âge — un bébé compris. Mais il y a une règle que presque personne n’écrit en français : la foire aux questions officielle du ministère saoudien du Hajj et de la Omra indique que l’âge minimum pour délivrer un visa Omra ou un permis Omra est de 5 ans. Cela ne ferme pas le voyage aux plus jeunes — les enfants sont admis dans les cours des deux mosquées — mais cela change tout selon le circuit qui vous concerne. Voici ce que cela veut dire, pièce par pièce.
Un enfant a-t-il besoin de son propre visa ?
Oui, et sans exception d’âge. Chaque voyageur, y compris un nourrisson, doit avoir son propre passeport et son propre visa. Il n’existe pas d’inscription d’un enfant sur le passeport d’un parent pour ce voyage, et il n’existe pas de visa familial.
Ce qui change avec un mineur, c’est qui dépose la demande. Les conditions générales officielles du portail de l’eVisa saoudien sont explicites : il faut avoir au moins 18 ans pour utiliser le service et demander un eVisa, et une personne de moins de 18 ans ne peut pas déposer elle-même. Le texte prévoit en revanche noir sur blanc le cas du mineur : un adulte peut utiliser le service pour le compte d’un mineur, en acceptant les conditions en son nom, à condition d’en avoir l’autorité.
Retenez donc deux choses distinctes, qu’on confond tout le temps :
- L’enfant est le titulaire du visa. Son passeport, sa photo, son dossier.
- Le parent est le demandeur. C’est lui qui remplit, qui accepte les conditions et qui reçoit la décision.
Autre point utile, tiré du même texte officiel : le demandeur doit être en mesure de subvenir à ses besoins et à ceux des personnes à sa charge pendant le séjour. C’est une condition d’entrée comme une autre, rarement citée, et elle vise précisément les familles.
À partir de quel âge ? La règle des 5 ans
C’est la question qui amène la plupart des parents sur cette page, et la réponse honnête tient en deux temps : ce que dit le texte officiel, puis ce que ce texte ne dit pas.
Ce que dit le ministère
La foire aux questions publiée par le ministère saoudien du Hajj et de la Omra comporte une question intitulée « est-il possible de délivrer un visa Omra ou un permis Omra pour un enfant de moins de 5 ans ? ». La réponse officielle : « l’âge minimum pour délivrer un visa Omra ou un permis Omra est de 5 ans ». Deux autres entrées de la même page vont dans le même sens : « les enfants âgés de cinq ans et plus sont autorisés à accomplir la Omra », et « la Omra est autorisée pour les personnes âgées de cinq ans et plus ».
Dans le même temps, et ce n’est pas contradictoire, la même foire aux questions précise que les enfants sont admis dans les cours de la Grande Mosquée de La Mecque et de la mosquée du Prophète à Médine, sans condition d’âge. Un tout-petit n’est donc pas interdit de lieux saints : c’est le document — visa Omra, permis Omra — qui a un âge plancher, pas l’accès aux cours avec ses parents.
Ce que ce texte ne dit pas, et qu’il faut savoir
Point d’honnêteté, parce qu’il compte. Ces réponses officielles portent encore une formulation datant de la période du Covid (« pour ceux dont l’infection au coronavirus n’a pas été confirmée »), ce qui laisse penser qu’elles n’ont pas été réécrites depuis. La même page contient d’ailleurs deux réponses différentes sur l’âge minimum du Hajj — 12 ans dans une section ancienne, 15 ans dans la section de la saison en cours. Une foire aux questions officielle n’est donc pas toujours à jour de bout en bout.
Nous la citons quand même, et telle quelle, pour une raison simple : c’est la seule source officielle publiée sur ce point. Nous n’avons trouvé aucun texte saoudien plus récent qui l’abroge, et nous n’en inventerons pas. La conduite à tenir pour des parents est donc celle-ci : considérer la règle des 5 ans comme applicable, et faire vérifier le cas d’un enfant plus jeune avant d’engager le moindre frais, plutôt que de déposer en espérant.
Enfin, deux repères de comparaison, qui aident à situer les choses : pour le Hajj, l’âge minimum annoncé pour la saison en cours est de 15 ans, et la foire aux questions indique que les enfants ne sont pas admis à accompagner les pèlerins auprès des sociétés du Hajj. La Omra est très nettement plus ouverte aux familles que le Hajj — c’est une différence de nature entre les deux pèlerinages, pas un détail administratif.
Ce que les 5 ans changent, circuit par circuit
Tout se joue ici, et c’est là que la plupart des sites se trompent en donnant une réponse unique. Deux visas différents permettent d’accomplir la Omra, ils sont délivrés par deux administrations différentes, et ils ne traitent pas l’âge de la même façon.
| eVisa touristique | Visa Omra (circuit Nusuk) | |
|---|---|---|
| Qui délivre | Portail officiel de l’eVisa | Plateforme Nusuk, via un opérateur agréé |
| Âge plancher publié pour le voyageur | Aucun dans les conditions générales | 5 ans selon la foire aux questions du ministère |
| Qui dépose la demande | Un adulte de 18 ans ou plus, pour le compte du mineur | L’opérateur agréé, sur la base du dossier familial |
| Passeport propre à l’enfant | Oui, valable 6 mois après l’entrée | Oui, valable 6 mois après l’entrée |
| Permis Omra sur Nusuk, une fois sur place | Obligatoire pour accomplir la Omra — et soumis au même plancher de 5 ans | |
| Accès aux cours des mosquées | Les enfants sont admis, sans condition d’âge | |
| Formule OmraVisa | Express — 149 € par voyageur | Accompagné — 299 € par voyageur |
La conséquence pratique mérite d’être dite franchement, parce qu’elle surprend des familles chaque saison : le permis Omra concerne tout le monde, quel que soit le visa d’entrée. Une famille française entrée avec un eVisa touristique devra malgré tout réserver, dans l’application Nusuk, un permis pour chaque personne qui accomplit la Omra — et ce permis relève du même plancher de 5 ans. Autrement dit, le visa d’entrée d’un enfant de 3 ans peut être obtenu sans difficulté particulière, et la question de son permis se poser ensuite. C’est exactement pour cela que cette page existe.
Si vous ne savez pas encore quel circuit vous concerne, la réponse tient à votre passeport et parfois à votre pays de résidence : tout est expliqué dans notre chapitre comment obtenir un visa Omra, et le rôle exact de la plateforme dans notre page Nusuk et le visa Omra. Une famille dont les membres n’ont pas tous la même nationalité peut d’ailleurs relever de deux circuits à la fois : voir notre page visa Omra avec un passeport étranger en France.

Le passeport de l’enfant
C’est la pièce qui fait perdre le plus de temps aux familles, pour une raison mécanique : les passeports d’enfants sont courts. En France, un passeport de mineur est valable cinq ans, contre dix pour un adulte. Résultat : dans une famille de quatre, c’est presque toujours celui d’un enfant qui coince.
La règle des six mois, mesurée au bon endroit
Le passeport doit être valable au moins six mois à la date d’entrée en Arabie saoudite — c’est écrit dans les conditions générales officielles de l’eVisa. Six mois à compter de l’entrée, pas à compter d’aujourd’hui ni de la date de la demande. Un passeport qui expire en avril ne permet donc pas un voyage en janvier. C’est le calcul que les parents font le plus souvent à l’envers.
Le nom de l’enfant, écrit exactement comme sur le passeport
Deuxième piège, propre aux enfants : l’orthographe. Un prénom composé enregistré en un seul bloc à l’état civil, un nom double dont une partie est omise dans la vie courante, un accent présent sur le livret de famille et absent du passeport. La règle est sans nuance : on recopie ce qui est imprimé sur le passeport, caractère pour caractère, sans « corriger » ce qui paraît fautif. Une divergence suffit à faire rejeter un dossier, et notre chapitre visa Omra refusé montre que c’est une des causes les plus fréquentes.
Le renouvellement en cours de route
Si le passeport de l’enfant est renouvelé après l’obtention du visa, le visa devient inutilisable : il est rattaché au numéro de l’ancien passeport. Il faut en demander un nouveau, avec de nouveaux frais officiels. Quand un passeport d’enfant arrive à échéance dans l’année, l’ordre le plus économique est donc : renouveler d’abord, demander le visa ensuite.
La photo d’un bébé
Les critères sont exactement les mêmes que pour un adulte : image carrée, fond blanc uni sans ombre, visage occupant 70 à 80 % de l’image, regard vers l’objectif, photo de moins de six mois, et personne d’autre dans le cadre. C’est cette dernière condition qui pose problème : la photo d’un nourrisson dans les bras de sa mère est refusée, bras compris.
La méthode qui fonctionne, et que nous conseillons systématiquement : allonger l’enfant sur un drap blanc bien tendu, sans pli, et photographier à la verticale au-dessus de lui, sans flash, à la lumière du jour. Les yeux ouverts et la bouche fermée sont attendus mais, pour un tout-petit, l’exigence est appliquée avec plus de souplesse que pour un adulte.
Un rappel qui vaut pour toute la famille et coûte cher quand on l’ignore : la photo d’identité française ne convient pas. La réglementation française impose un format rectangulaire et un fond clair en interdisant le blanc, là où l’Arabie saoudite exige un fond blanc et une image carrée. La planche prise en cabine pour la carte d’identité de votre enfant est donc à refaire, pas à convertir. Le détail complet, y compris le poids du fichier et les pièges d’éclairage, est dans notre chapitre quelle photo pour le visa Omra.
Le vaccin contre la méningite : dès 1 an
C’est la seule obligation sanitaire qui s’applique spécifiquement aux pèlerins, et elle concerne les enfants dès un âge précis.
Les autorités saoudiennes exigent de tout voyageur âgé d’un an et plus arrivant pour le Hajj ou la Omra la preuve d’une vaccination par un vaccin méningococcique quadrivalent ACWY, administré au moins 10 jours avant le voyage et remontant à moins de 3 à 5 ans selon le type de vaccin. Les nourrissons de moins d’un an ne sont pas soumis à cette exigence d’entrée.
Trois conséquences pratiques pour une famille :
- Le délai de 10 jours se compte avant l’arrivée, pas avant la demande de visa. Un vaccin fait la veille du départ ne vaut rien pour l’entrée.
- Un enfant vacciné il y a quatre ans peut être hors délai selon le vaccin utilisé. C’est une vérification à faire auprès de votre médecin, carnet en main, et non une estimation.
- Le certificat est au nom de l’enfant. Prévoyez-en une copie pour chaque membre de la famille, séparément.
À côté de cette obligation, les autorités recommandent d’être à jour des vaccinations courantes — diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, rougeole, varicelle, oreillons — et une preuve de vaccination contre la poliomyélite peut être demandée aux voyageurs en provenance de pays à risque. Ce sont des recommandations et des cas particuliers, pas des conditions générales d’entrée : à vérifier avec votre médecin selon votre itinéraire. La liste complète des pièces d’un dossier est dans notre chapitre documents pour le visa Omra.
Les papiers français qu’on oublie
Ceux-là ne dépendent pas de l’Arabie saoudite, et c’est précisément pour ça qu’ils sont oubliés : personne ne les réclame au moment de la demande de visa. Ils se réclament à l’embarquement, ce qui est nettement moins pratique.
L’autorisation de sortie du territoire
Un mineur qui quitte la France sans être accompagné d’un titulaire de l’autorité parentale doit être muni d’une autorisation de sortie du territoire, formulaire Cerfa n° 15646*01, rempli et signé par un parent, accompagné de la copie de la pièce d’identité du signataire. Il n’y a rien à faire valider en mairie. L’autorisation est délivrée pour une durée fixée par le signataire, d’un an au maximum.
Le point essentiel, et rassurant : si l’enfant voyage avec l’un de ses parents, cette autorisation n’est pas nécessaire. Elle vise le cas où l’enfant part avec un grand-parent, un oncle, un groupe ou un accompagnateur — une configuration fréquente pour une Omra.
Le lien de filiation
Quand les noms de famille diffèrent entre le parent et l’enfant — situation courante — emportez un livret de famille ou un extrait d’acte de naissance. Ce n’est pas une pièce du dossier de visa, mais c’est ce qui évite une discussion au comptoir d’enregistrement ou au contrôle.
Parents séparés
En cas de séparation ou de divorce, prévoyez de quoi justifier l’exercice de l’autorité parentale si nécessaire. Là encore, cela ne concerne pas les autorités saoudiennes, mais la sortie du territoire français et la compagnie aérienne.
Sur place : permis, cours, garde d’enfants
Le permis Omra, pour chaque personne
Le visa autorise l’entrée dans le pays ; le permis Omra, gratuit, réservé dans l’application Nusuk, autorise l’accomplissement de la Omra. Il est nécessaire pour chaque personne qui accomplit le rite, et relève du plancher de 5 ans évoqué plus haut. Pour l’inscription d’un voyageur dans Nusuk, la plateforme demande le numéro de passeport, le numéro de visa, la date de naissance, la nationalité, un numéro de mobile et une adresse e-mail — ce qui suppose d’avoir déjà le visa en main.
Deux détails qui comptent pour une famille. D’abord, un seul permis actif à la fois par personne : il faut attendre l’expiration du créneau avant d’en réserver un autre. Ensuite, la gestion des accompagnants : la foire aux questions officielle indique qu’on peut ajouter jusqu’à 4 accompagnants, mais que le nombre de personnes à charge rattachées n’est pas limité. C’est précisément ce qui permet à une famille nombreuse de tenir dans un seul compte.
Les cours des mosquées et la garde d’enfants
Les enfants sont admis dans les cours de la Grande Mosquée et de la mosquée du Prophète. Le ministère signale par ailleurs que deux sites de garde d’enfants de moins de 12 ans ont été aménagés dans les zones de la Grande Mosquée. Utile à savoir quand un parent souhaite accomplir le tawaf sans porter un tout-petit dans la foule.
La réalité de la foule
Un mot qui n’est pas administratif mais qui rend plus service que bien des listes : avec de jeunes enfants, la période compte autant que les papiers. Le Ramadan et les vacances scolaires concentrent l’affluence ; la chaleur de juin à septembre dépasse régulièrement 40 °C à La Mecque, ce qui est un enjeu de santé pour un petit, pas de confort. Notre chapitre quand partir à la Omra détaille les périodes mois par mois.
Ce que ça change au budget
Un point simple, et qui déçoit souvent : il n’existe pas de tarif enfant sur le visa. Puisque chaque enfant a son propre visa, chaque enfant compte pour un dossier complet. Les frais officiels saoudiens sont dus par voyageur : le droit de visa est de 300 riyals, auxquels s’ajoutent l’assurance médicale obligatoire et les frais de transaction.
Chez OmraVisa, la règle est la même pour tous les âges et le prix est fixe, frais officiels inclus : 149 € par voyageur pour la formule Express, 299 € par voyageur pour la formule Accompagné. Un enfant est un voyageur, sans supplément ni réduction. Le détail de ce que couvre chaque formule est dans notre chapitre prix du visa Omra.
Deux avertissements d’honnêteté, qui pèsent plus lourd pour une famille que pour un voyageur seul. D’abord, les conditions générales officielles de l’eVisa sont catégoriques : une demande envoyée ne peut plus être annulée ni remboursée, et une demande rejetée ne donne droit à aucun remboursement des frais officiels. Sur quatre ou cinq dossiers déposés le même jour, une erreur répétée se paie donc cinq fois. Ensuite, le même texte rappelle que le paiement des frais ne garantit pas l’obtention du visa, et que détenir un visa ne garantit pas l’entrée : la décision finale appartient à l’agent d’immigration à l’arrivée. C’est la raison pour laquelle nous contrôlons les dossiers avant envoi plutôt qu’après.
Enfin, le réflexe le plus rentable, encore davantage avec des enfants : n’achetez pas de billets non remboursables avant d’avoir les visas de toute la famille. Un dossier d’enfant qui traîne immobilise le voyage entier.
Les erreurs fréquentes avec un dossier d’enfant
- Croire que l’enfant « suit » le dossier des parents. Chaque enfant a son passeport, son visa, sa photo, son certificat de vaccination. Un dossier d’enfant peut être refusé seul.
- Oublier que le passeport d’un mineur est valable cinq ans, et découvrir trop tard qu’il expire moins de six mois après la date d’entrée.
- Corriger l’orthographe d’un prénom pour qu’elle ressemble à celle de la vie courante, au lieu de recopier le passeport.
- Photographier le bébé dans les bras d’un parent. Une seule personne dans le cadre, bras compris.
- Réutiliser la photo d’identité française de l’enfant. Fond clair non blanc, format rectangulaire : non conforme.
- Compter les 10 jours du vaccin à partir de la demande de visa au lieu de la date d’arrivée.
- Supposer qu’un enfant de moins d’un an doit être vacciné — l’exigence commence à un an — ou l’inverse, oublier le rappel d’un enfant vacciné il y a plusieurs années.
- Partir avec un enfant sans autorisation de sortie du territoire alors qu’il ne voyage avec aucun de ses parents.
- Déposer sans vérifier la question de l’âge pour un enfant de moins de 5 ans, alors que les frais officiels ne sont pas remboursables.
- Oublier le permis Omra des enfants une fois sur place, et découvrir le problème devant le point de contrôle.
Trois situations réelles
Une famille de cinq, bloquée par un seul passeport
Quatre passeports valides plusieurs années, et celui du plus jeune expirant quatre mois après la date d’entrée envisagée. Le dossier des parents aurait pu partir ; celui de l’enfant, non. La famille a renouvelé le passeport d’abord, puis déposé les cinq demandes ensemble. Leçon : dans une famille, c’est toujours le passeport le plus court qui commande le calendrier, et il vaut mieux le repérer au début qu’à la fin.
Un bébé de deux ans et une question restée ouverte
Des parents éligibles à l’eVisa touristique, avec un enfant de deux ans. Rien n’interdisait de demander son visa d’entrée, mais la question du permis Omra se posait, compte tenu du plancher de 5 ans indiqué par le ministère. Nous avons dit ce que nous savions et signalé ce que nous ne savions pas, plutôt que de rassurer à tort. Leçon : sur ce point précis, une réponse honnête vaut mieux qu’une réponse rapide — les frais officiels ne sont jamais remboursés.
Une Omra avec la grand-mère
Deux enfants partant avec leur grand-mère, les parents restant en France. Côté saoudien, rien de particulier : chacun son passeport, chacun son visa. Côté français, il manquait l’essentiel — l’autorisation de sortie du territoire pour chaque enfant, avec la copie de la pièce d’identité du parent signataire. Le document a été rempli en dix minutes, sans démarche en mairie. Leçon : les papiers qui bloquent ne sont pas toujours ceux du pays de destination.
Questions qu’on nous pose en clair
« Mon bébé de six mois peut-il venir ? » Il lui faut son passeport et son visa comme tout le monde, et il n’est pas soumis à l’obligation de vaccination contre la méningite, qui commence à un an. En revanche, la question du visa Omra et du permis Omra se pose, compte tenu du plancher de 5 ans indiqué par le ministère. C’est une vérification à faire pour votre situation précise, avant d’engager des frais non remboursables.
« Y a-t-il un tarif enfant ? » Non, ni sur les frais officiels saoudiens, ni chez nous. Chaque enfant est un dossier complet.
« Un enfant peut-il faire la Omra sans ses parents ? » Un mineur ne peut pas déposer lui-même sa demande d’eVisa : les conditions générales officielles exigent 18 ans pour utiliser le service. Un adulte dépose pour lui. Et s’il voyage sans aucun de ses parents, il lui faut, côté français, une autorisation de sortie du territoire.
« Mes enfants ont une autre nationalité que moi. Même circuit ? » Pas forcément. Le circuit dépend du passeport de chacun, et une même famille peut relever de deux circuits différents. C’est fréquent et cela se gère, à condition de le savoir avant de déposer.
« Les enfants peuvent-ils entrer dans la Grande Mosquée ? » Oui : la foire aux questions du ministère indique que les enfants sont admis dans les cours de la Grande Mosquée de La Mecque et de la mosquée du Prophète à Médine. Deux sites de garde d’enfants de moins de 12 ans existent par ailleurs dans les zones de la Grande Mosquée.
« Et pour le Hajj ? » C’est beaucoup plus fermé : l’âge minimum annoncé pour la saison en cours est de 15 ans, et les enfants ne sont pas admis à accompagner les pèlerins auprès des sociétés du Hajj. La Omra, elle, reste un pèlerinage qui se fait en famille.
Une dernière chose, qui vaut pour toute cette page : aucun visa n’est garanti, et détenir un visa ne garantit pas l’entrée — c’est écrit dans les conditions officielles elles-mêmes. Un dossier d’enfant bien préparé ne fait pas obtenir un visa ; il enlève les causes de refus qui dépendaient de vous. Si vous voulez qu’on regarde votre situation familiale avant d’engager des frais, commencez une demande ou écrivez-nous : la vérification se fait en amont, sans engagement.
Sources et mise à jour
Règles vérifiées en septembre 2026 auprès de la foire aux questions officielle du ministère saoudien du Hajj et de la Omra (âge minimum de 5 ans pour la délivrance d’un visa Omra ou d’un permis Omra, admission des enfants dans les cours des deux mosquées, deux sites de garde d’enfants de moins de 12 ans, règle du permis actif unique, ajout de 4 accompagnants et nombre illimité de personnes à charge, données demandées à l’inscription sur Nusuk, âge du Hajj et non-admission des enfants auprès des sociétés du Hajj), des conditions générales officielles du portail de l’eVisa saoudien (âge minimum de 18 ans pour utiliser le service et dépôt possible pour le compte d’un mineur, passeport valable 6 mois à compter de l’entrée, visa accordé pour le tourisme ou l’accomplissement de la Omra, validité d’un an et séjour de 3 mois maximum, absence d’annulation et de remboursement, paiement ne garantissant pas l’approbation, visa ne garantissant pas l’entrée, obligation de subvenir aux besoins des personnes à charge), des exigences vaccinales applicables aux pèlerins reprises par les autorités sanitaires (vaccin méningococcique quadrivalent ACWY exigé dès l’âge d’un an, administré au moins 10 jours avant le voyage et datant de moins de 3 à 5 ans selon le type de vaccin), et de la fiche officielle française sur l’autorisation de sortie du territoire (formulaire Cerfa n° 15646*01, copie de la pièce d’identité du signataire, aucune validation en mairie, durée maximale d’un an, exigence limitée au mineur ne voyageant avec aucun titulaire de l’autorité parentale). Plusieurs réponses de la foire aux questions du ministère portent encore une formulation datant de la période du Covid : cette page le signale plutôt que de le masquer. Les montants officiels sont exprimés en riyals saoudiens, seule monnaie dans laquelle les autorités les fixent. Ces règles évoluent sans préavis et cette page est revue avant chaque saison — si vous constatez un écart, écrivez-nous.
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Un enfant a-t-il besoin de son propre visa pour la Omra ?
Oui, sans exception d’âge. Chaque voyageur, y compris un nourrisson, doit avoir son propre passeport et son propre visa : il n’existe ni inscription sur le passeport d’un parent, ni visa familial. Ce qui change avec un mineur, c’est le demandeur : les conditions générales officielles de l’eVisa exigent 18 ans pour utiliser le service, un adulte déposant pour le compte de l’enfant.
À partir de quel âge un enfant peut-il faire la Omra ?
La foire aux questions officielle du ministère saoudien du Hajj et de la Omra indique que l’âge minimum pour délivrer un visa Omra ou un permis Omra est de 5 ans. La même page précise que les enfants sont admis dans les cours de la Grande Mosquée et de la mosquée du Prophète, sans condition d’âge : c’est le document qui a un plancher, pas l’accès avec ses parents. Ces réponses portent encore une formulation datant de la période du Covid, et nous n’avons pas trouvé de texte plus récent qui les abroge.
Le vaccin contre la méningite s’applique-t-il aux enfants ?
Oui, à partir d’un an. Les autorités saoudiennes exigent de tout voyageur âgé d’un an et plus un vaccin méningococcique quadrivalent ACWY, administré au moins 10 jours avant le voyage et datant de moins de 3 à 5 ans selon le type de vaccin. Les nourrissons de moins d’un an ne sont pas soumis à cette exigence d’entrée.
Y a-t-il un tarif enfant pour le visa Omra ?
Non, ni sur les frais officiels saoudiens, ni chez OmraVisa. Chaque enfant est un dossier complet : le droit de visa saoudien de 300 riyals est dû par voyageur, et nos formules sont à 149 € ou 299 € par voyageur, frais officiels inclus, quel que soit l’âge.
Faut-il une autorisation de sortie du territoire pour un enfant ?
Seulement si l’enfant quitte la France sans être accompagné d’un titulaire de l’autorité parentale — avec un grand-parent ou un groupe, par exemple. Il faut alors le formulaire Cerfa n° 15646*01 signé par un parent, avec la copie de sa pièce d’identité. Aucune validation en mairie n’est nécessaire. Si l’enfant voyage avec l’un de ses parents, ce document n’est pas requis.
Quelle photo pour un bébé ?
Les mêmes critères que pour un adulte : image carrée, fond blanc uni sans ombre, visage occupant 70 à 80 % de l’image, photo de moins de six mois, et surtout personne d’autre dans le cadre — une photo dans les bras d’un parent est refusée. La méthode la plus simple est d’allonger l’enfant sur un drap blanc bien tendu et de photographier à la verticale, sans flash.